jeudi 14 septembre 2017

Et puis un jour il faut apprendre à se séparer...

Après la naissance de Lilian et Maël, j'ai décidé de prendre un congé parental d'un an. Nous en avions besoin pour prendre nos marques dans cette nouvelle vie à 6.

L'année est passée à une allure folle...

Depuis Lundi, les minus (qui ne le sont plus franchement!) ont commencé leur adaptation à la crèche.
 
Une sacrée étape, mais:
 
La crèche on la connait, c'est celle où Clément a été pendant plus de 2 ans.

Les séparations pour une après midi, une journée, un weekend chez les grands parents se sont toujours bien passées.
 

Et puis en toute honneteté, il y a des jours où j'avais vraiment hâte que ce moment arrive. J'ai beau les aimer tous les 4 du plus profond de mon cœur... J'ai besoin de relais pour respirer et reprendre mon souffle dans cette vie bien rythmée.

Alors je pensais être prête & forte pour franchir avec eux cette étape, sans oublier une petite touche de nostalgie bien évidemment (dit la maman qui décide de réaliser le livre photos de leurs naissances en ce moment...). Mélange de nostalgie et de soulagement... LE paradoxe parental dans toute sa splendeur (oui oui même les papas sont touchés d'abord!)

Je les ai accompagné pendant 3 matinées pour découvrir ensemble la crèche, qu'ils prennent petit à petit leurs marques, et que j'échange avec leur référente.

Chaque matin ils arrivent dans la section avec le sourire jusqu'aux oreilles (pourvu que ca dure). Maël adore la salle de motricité. Lilian préfère le coin cuisine et le petit train.
 
Ce matin après discussion avec la référente, je suis partie pendant 20 minutes. Je suis allée marcher dans la fôret autour du lac (c'est beaucoup moins fun sans toi Aline si tu passes par là) et eux ont continué de jouer et vadrouiller comme si de rien était.



A mon retour, la référente m'a proposé qu'ils restent manger à la crèche en ma présence. C'est là que ca s'est un peu corsé...

Réaction à la séparation? Trop de changements? Le tout mélangé à de la fatigue... Lilian était inconsolable. Maël serait bien resté manger (et jouer avec le gobelet rempli d'eau de sa petite voisine) mais il regardait avec inquiètude son frère deverser ce trop plein d'émotions.

Alors on est partis...

Sur le trajet du retour, ils se sont endormis
. Et moi, en silence, la tête remplie de questions, j'ai pleuré.


Presque 18 mois passés ensemble...
& puis maintenant il va falloir apprendre à se séparer.

On était bien dans notre bulle.

Lundi on y retournera pour tenter de continuer l'adaptation en douceur: 1h de séparation, puis 2, puis la matinée et enfin une journée complète.

Je suis confiante, je sais qu'ils seront entre de bonnes mains.

Mais, entre nous, j'aurai quand même la gorge serrée et les yeux humides en repartant de là-bas les bras vides...


 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Petits commentaires